Le grand méchant renard, Benjamin Renner

Le Grand Méchant Renard, ça fait un bout de temps que j'en entends parler. A la base pour la jeunesse, cette bande-dessinée s'est révélée très efficace sur les adultes.

Le Renard du poulailler a faim. Mais les poules sont bien plus fortes que lui et lui mettent la pâtée à chaque fois qu'il cherche à leur grignoter le croupion. Il va donc demander des conseils à son comparse le Loup, figure sombre et blasé, qui lui, terrorise même quand il sourit.

Mais ce dernier lui assène un triste constat : le petit animal roux n'effraie personne.

Le grand méchant renard, Benjamin Renner

Le Loup lui propose alors une solution pleine d'inventivité. Il n'a qu'à aller la nuit, voler les oeufs d'une poule endormie. Le petit s'exécute. Il faut maintenant attendre que les bébés naissent, afin de croquer un ou deux poussins bien tendres.

Le grand méchant renard, Benjamin Renner

Au moment de l'éclosion, naît la confusion : le grand méchant renard carnassier devient maman tendre et attentionnée. De ce constat erroné, les petites aventures et déconvenues s'enchaînent.

Le grand méchant renard, Benjamin Renner

Irrémédiablement, le Renard s'attache, mais le Loup veille et la véritable mère est prête à tout pour récupérer ses bébés.

 

Cette BD m'a faite glousser à n'en plus finir. Mélange de "cute" et de "WTF", l'humour un peu niais a totalement résonné en moi. Les expressions du Renard qui n'arrive pas à faire peur et à croquer la moindre petite proie, sont attachantes. C'est mignon, un peu absurde, et j'avais l'impression de voir un vrai cartoon. Dans ma tête, j'imaginais très distinctement les voix des personnages. Ils sont tous un peu bêtes en dehors du Loup, ou très extrême comme la maman poule, bad-ass. En bref, c'était réjouissant et frais, j'ai adoré !

 

 

Si ce livre était un plat ou une boisson, ce serait un poulet grillé.

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