Les Puissants de Vic James, de la fantasy cruelle british !

Petite surprise sympathique avec "Les puissants" de Vic James ! On m'en avait parlé comme d'un Game of thrones, je m'attendais donc à ce style-ci et finalement je ne le décrirais pas de la même manière. Ou alors comme un Game of thrones très british.


Dans le monde des Puissants, il y a les Égaux, et les autres. Ces êtres pourvus d'un Don exceptionnel gouverne la plèbe qui leur doit 10 ans d'esclavage. Luke et Abi, frère et soeur, voient leurs jours d'asservissement arriver. Seulement malgré le plan d'Abi, toute la famille n'atterrira pas dans le domaine des Jardine, les Égaux les plus puissants parmi les Égaux. Luke leur sera arraché et devra continuer sa destiné à Millmoor, la terrible ville d'esclave.

En soit, l'histoire a un fond classique : des Puissants qui gouvernent cruellement, une population qui cherche à se soulever. Mais le décor change. Le côté aristocratique anglais m'a plu, la demeure empoisonné des Jardines où l'on sent le danger guetter, aussi ! Millmoor est également un endroit intéressant et j'ai trouvé l'univers très immergeant.

Et j'avoue avoir été frappée par la fin du chapitre 3, qui a tout de suite mis de la profondeur inattendu à ce roman Young-adult. En effet, on est face à un nouveau "personnage" qui surprend et choque.

Le roman a de multiples voix. Chaque chapitre est du point de vue d'Abi, ou de Luke, ou de Gavar, ou de Silyen. Les personnages sont plutôt complexes, en demi-teinte. Gavar est une grosse brute pas très morale, mais c'est un père très protecteur à côté de ça, par exemple. Silyen est un personnage certainement méchant, mais pour autant son charisme me fascine.

On sent que l'intrigue va être politique, que les pions se placent pour prendre le pouvoir, même si on ne comprend pas bien le dessein de chaque joueur (mais que veux-tu vraiment Silyen ? Qu'est ce que tu recherches petite vipère ?).

Ce tome 1 est un tremplin pour la suite. Certains lecteurs l'ont trouvé un peu lent, moi j'avoue ne pas avoir eu ce sentiment et avoir été prise dans l'histoire. Je ne sais si c'est l'aspect "univers anglais", que je n'avais jamais découvert sous cet angle qui m'a plu (j'avoue avoir un faible pour l'aristocratie british), ou si c'est le fait d'avoir un roman young-adult qui ne fait pas une escalade de la violence pour dire "eh ! Vous vous avez vu ? On est un livre jeunesse bad-ass qui bouge les codes (ou pas)!", tout en étant très loin d'être dans une niaiserie adolescente à deux francs six sous. En gros, j'ai aimé l'équilibre "jeunesse/adulte".

Enfin, je dois dire que la couverture me plait beaucoup ! Les arabesques dorés du portail (un portail bien particulier d'ailleurs ! ;) ) et cet aigle se jetant sur le petit oiseau en disent beaucoup sur l'ambiance du livre.

En résumé, ce fût à mes yeux une belle surprise. J'ai hâte d'en savoir plus sur le Don des Egaux, sur les plans de Silyen, et sur ce qu'il va arriver à Luke et Abi qui finissent dans une mauvaise posture tous deux. Ne vous attendez pas à une fantasy où des personnages meurent toutes les deux pages, où la magie est partout présente, où chaque page est une course contre la montre. Non, attendez vous plutôt à passer un portail où vous attendent derrière d'étranges personnages qui sont là pour vous raconter leur histoire.

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